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Quelles sont les hormones du stress?

Les hormones du stress

Le stress, un mécanisme de protection

Pour notre survie, le corps met en place des mécanismes de stress qui sont un ensemble de réactions de notre organisme face à une situation menaçante ou nouvelle. Le stress perçu par notre cerveau déclenche alors des réactions de sauvegarde avec la production d’hormones. C’est cette « fonction » ce qui nous a permis de survivre au fil des millénaires en échappant aux dangers puis  progressivement à s’adapter aux nouveaux environnements, aux changements et à l’évolution.

Aujourd’hui, les agents stressants sont différents de ceux qu’a connu l’homme préhistorique. Nous rencontrons moins de  bête sauvage (quoique…) pour enclencher notre réaction, mais des situations sociales et/ou professionnelles plus ou moins ressenties comme agents stressants : une menace verbale, un examen, une compétition, des problèmes financiers, familiaux, un accident, du bruit, etc. Les menaces ou stimuli ont changé mais nos réactions de base restent les mêmes, nous produisons exactement les mêmes hormones face à un stress, quel qu’il soit.

Les effets du stress sur notre cerveau

Face aux stimuli, l’ensemble de notre organisme mobilise le cerveau, le corps, les organes pour mobiliser tout ce dont il a besoin pour répondre à la menace.  

Les stimuli atteignent en premier lieu les aires du cerveau impliquées dans la gestion des émotions, à savoir l’amygdale, puis l’hippocampe et le cortex préfrontal.

L’amygdale

L’amygdale, est la partie de notre cerveau proche de l’hippocampe. Elle est la voie d’entrée des informations reçues par nos cinq sens et celle qui va guider nos réactions.  Elle a de nombreuses fonctions.

– Elle joue donc un rôle important dans les fonctions relatives à la prise de décision, au plaisir, à la mémoire. 

– L’amygdale permet la détection et le traitement des informations émotionnelles;  ressentir nos propres émotions mais également percevoir celles des autres. Qu’elles soient positives ou négatives l’amygdale va alors les identifier et y associer des réponses comportementales et physiologiques. Elle est un peu la fonction “alarme” de notre corps. 

En cas de stress, il semblerait que l’amygdale augmente significativement de volume. Ce dysfonctionnement a des conséquences importantes telles qu’une irritabilité, une hypervigilance ou encore une agitation liée à un état d’anxiété

L’hippocampe

L’hippocampe est une structure cérébrale qui  participe à des fonctions essentielles comme la régulation de l’humeurl’acquisition des connaissances, la mémoire, la concentration et plus globalement à l’adaptation de l’individu à son environnement. 

De nombreux travaux de neurosciences montrent qu’une exposition à un stress chronique affecte l’hippocampe. En effet, il semblerait que plus les épisodes de stress durent, plus l’hippocampe diminue ce qui peut amener des  troubles de la mémoire. 

Le cortex préfrontal

Structure cérébrale située derrière le front, est le centre de la prise de décision, la clé qui régule notre sang-froid. A l’inverse de l’amygdale et de l’hippocampe qui appartiennent au système limbique et qui dominent notre comportement lié aux émotions, le cortex préfrontal est en charge de notre capacité d’adaptation. C’est le cerveau de l’intelligence, de l’esprit d’initiative, de la prise de décision. 

Lors de recherches, il a été constaté que des personnes soumises à un stress chronique voient une diminution de volume de la substance grise, présente notamment dans le cortex préfrontal. Il a été également constaté une diminution du flux sanguin et du métabolisme du glucose au niveau préfrontal. Cela peut entraîner des incapacités à contrôler des émotions, à prendre des décisions, ou à adapter leurs attitudes en fonction de diverses situations. 

L’ensemble de ses stimulations vont alors libérer plusieurs hormones et neurotransmetteurs.

Les neurotransmetteurs et hormones impliqués dans le stress

  • Une hormone est une molécule chimique produite par une glande ou un tissu spécifique, qui circule par la voie sanguine et agit à distance pour assurer la transmission de messages entre les organes.
  • Un neurotransmetteur est un signal chimique hormonal qui relaie les signaux d’une aire du cerveau à une autre. Ils transmettent donc l’influx nerveux (le potentiel d’action) entre neurones. Il existe des neurotransmetteurs inhibiteurs ou excitateurs.

Le neurotransmetteur GABA est un inhibiteur qui régule l’anxiété en diminuant l’activité des neurones sur lequel il se fixe. Il est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux. 

D’autres neurotransmetteurs agissent aussi sur le système d’alarme :

  • la sérotonine  régule la température, le sommeil, l’humeur, l’appétit et la douleur ;
  • le glutamate est un stimulant associé à la mémoire ;
  • la noradrénaline, active l’attention, les émotions, le rêve, le sommeil ou encore l’apprentissage ;
  • l’acétylcholine est impliquée dans l’éveil, l’attention, la colère, l’agression, la sexualité et la soif. Elle déclenche la contraction musculaire et stimule la sécrétion d’hormones ;
  • la dopamine, impliquée dans le contrôle du mouvement et de la posture, régulant aussi l’humeur.

Derrière le large éventail de réactions physiques et mentales au stress, on retrouver un certain nombre d’hormones. 

  • la noradrénaline, précurseur de l’adrénaline, est libérée par les glandes surrénales dans la circulation sanguine après avoir reçu un message du cerveau qu’une situation stressante s’est présentée.  Elle favorise la contraction des vaisseaux sanguins et contribue donc à augmenter la pression artérielle et la fréquence cardiaque ; Elle permet de réagir à une situation dangereuse  et concentre également toute notre attention.
  • le cortisol, sécrété par les glandes surrénales régule la tension artérielle, les fonctions cardiaques et immunitaires, et fournit au cerveau l’énergie suffisante pour le préparer face au stress ; Cette hormone est libérée un peu après l’adrénaline.
  • l’adrénocorticotrophine (ACTH) est sécrétée par l’hypophyse, elle-même active sous l’influence d’une hormone libérée par l’hypothalamus. L’ACTH circule alors dans le sang et provoque la libération de cortisol au niveau des glandes surrénales ;
  • l’ocytocine, hormone du lien social et de l’attachement, régulateur de l’anxiété, est produite principalement par l’hypothalamus (elle y joue aussi un rôle de neurotransmetteur) et passe dans le sang au niveau de l’hypophyse pour être distribuée vers les organes ;
  • la vasopressine hormone antidiurétique, augmente la perméabilité à l’eau et diminue donc le volume des urines, régule la pression sanguine en tant que vasoconstricteur, joue un rôle dans l’anxiété.

La réaction d’adaptation face à une situation de stress

Le rôle de ces neurotransmetteurs et de ces hormones est de permettre à l’organisme de libérer les ressources nécessaires face à la menace perçue. Cette réaction biologique se traduit à travers plusieurs étapes. 

  1. L’étape du choc. Lors de cette étape tous nos sens sont mobilisés envoyant au cerveau tout ce qui est perçu.  Lors de cette étape, on peut repérer certaines manifestations physiques comme la chair de poule, l’estomac noué, des tremblements, des sueurs, une transpiration voire un malaise. 
  2. L’étape de la mobilisation de l’énergie. Notre système nerveux sympathique est activé. Le corps se met en action pour fuir ou se battre. Les glandes surrénales libèrent de l’adrénaline et du cortisol, ce qui donne lieu à des changements physiologiques quasi immédiats comme: 
  • Respiratoires: Augmentation de la fréquence pour apporter plus d’oxygène.
  • Musculaires: Augmentation de l’oxygénation et donc du tonus pour courir plus vite ou frapper plus fort, tensions musculaires.
  • Cardiaques: Augmentation de la fréquence, pour distribuer plus d’oxygène.
  • Cutanées: Les poils qui se dressent, joues rouges, vasoconstriction pour diminuer les saignements, De la sueur est produite pour rafraîchir le corps. 
  • Sanguines: Baisse du temps de coagulation pour diminuer les saignements, augmentation de la glycémie pour augmenter l’apport d’énergie. Dilatation des vaisseaux sanguins pour apporter une plus grande quantité de sang aux grands groupes musculaires. Le foie libère le glucose emmagasiné pour augmenter la quantité d’énergie
  • Cérébrales: Hyper-oxygénation pour augmenter notre niveau de vigilance. 
  • Les pupilles se dilatent pour améliorer la vision
  1. L’étape de la consommation des réserves d’énergie.  Si le stress se poursuit, le corps commence à utiliser les réserves d’énergie existantes en libérant comme un extra boost avec la libération de plus de sucre pour le cerveau et du gras pour les muscles.  

Le cortisol est surtout produit durant cette étape. Il va permettre en plus de cette décharge supplémentaire d’énergie d’atténuer la douleur pour donner à la personne la capacité de continuer à se battre ou à fuir.

  1. L’étape du drainage des réserves d’énergie. Lorsque votre corps a été exposé à de fortes doses de stress, il a été dans la capacité d’y répondre en produisant de nombreuses hormones. Hors toutes ne sont pas bonnes pour le corps et doivent donc être évacuées. C’est principalement le cas du Cortisol.  Il est temps d’activer l’autre partie de notre système nerveux, le système parasympathique, celui du repos et de la récupération. 

Véronique About

Véronique

Entrepreneur et sophrologue diplômée du CEAS à Paris et de la Sophrology Academy à Ashford, membre de la FEPS, je me suis spécialisée sur les problématiques de stress et de burn-out. N'hésitez pas à me contacter, pour toutes questions ou demande d'accompagnement en sophrologie.