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My burn-out
My burn-out
Véronique Bergeot, sophrologue spécialisée en stress et prévention du burn-out

Il est extrêmement difficile de parler de soi, de faire son propre portrait sans tomber dans la complaisance, le pathos ou l’autocritique. Néanmoins, dans le cadre de ce projet qui me tient particulièrement à cœur, il me semble important de vous partager les raisons qui m’ont amenée à créer ce site.

Aujourd’hui, maman de deux filles en bas âge, je suis désormais sophrologue spécialisée sur les problématiques de stress et de burn-out au terme d’un parcours qui m’a conduit à rechercher un meilleur équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle car, vous vous en doutez peut-être, le burn-out ne m’est pas inconnu.

Pour résumer…

Comme pour beaucoup, à 30 ans, ma vie s’est accélérée.

Après quelques années d’expérience professionnelle, mon envie de reconnaissance, d’affirmer mes compétences et mon besoin de prendre plus de responsabilités se sont fait sentir au moment où la maternité pointait le bout de son nez.

A 30 ans, je voulais tout, j’avais l’énergie pour tout, je me sentais la force de tout. Je ne trouvais pas juste l’idée de devoir faire un choix et je ne l’envisageais même pas.

La plupart des hommes et des femmes entrent sur le marché du travail à l’âge de 25 ans en tant que junior. Après quelques années, de nouvelles opportunités apparaissent, plus intéressantes et mieux payées… Mais pour les femmes, c’est aussi la période où le désir d’enfant devient plus pressant sous l’effet croisé de nos hormones certes, mais aussi de la pression familiale et sociale qui nous rappelle que notre horloge biologique tourne…

Pour ne pas avoir à choisir entre ma vie personnelle et ma carrière professionnelle, trop souvent ralentie par nos grossesses, nos congés maternité et autres à priori,  j’ai créé, avec mon conjoint, une entreprise qui, je le pensais alors, allait me permettre de conjuguer de la meilleure façon, mes aspirations professionnelles avec mon souhait d’être une bonne maman.

Comment cela s’est passé…

 Je ne vais pas rentrer dans tous les détails mais ces 10 ans ont été intenses, riches et… difficiles !

Pour notre plus grand bonheur, notre première fille est née mais, hélas, cette joie immense a été accompagnée d’une peur tout aussi grande face à ses lourds problèmes de santé. Puis, notre famille a été confrontée à des décès… C’est ajouté le stress du travail pour gérer et faire grandir notre entreprise sachant que plus une société grossit, plus les problèmes se multiplient… 

Mois après mois, années après années,  je sentais que je fatiguais, que je tirais sur mes réserves. Je sentais que je me rapprochais d’une ligne rouge, comme si, littéralement, je pouvais voir un gouffre devant moi. Pourtant, j’étais incapable de réagir, de faire autrement. J’étais enfermée dans un déni, je refusais de voir ce qui était pourtant évident en me répétant chaque jour : « ça va aller… je peux le faire. »

J’avais aussi l’impression que si je me faisais aider, si je grattais un peu cette carapace, cette armure que j’avais mise en place pour pouvoir avancer et me protéger, je risquais de m’écrouler, de m’effondrer et, à l’époque, j’avais réellement le sentiment de ne pas pouvoir me le permettre.

Et un jour, évidemment, le corps a dit “stop”. Il n’y a pas de secret, quand le mental n’est pas suffisamment raisonnable, le corps prend le relais, à un moment ou un autre.

Pour moi, cela s’est traduit par un début d’AVC.

Et ce n’est vraiment que lorsque que je me suis retrouvée à l’hôpital,  quand ce mot AVC a été prononcé, quand mon entourage et le médecin ont  formulé le mot « dépression » que j’ai réalisé à quel point j’étais épuisée, à quel point tout ça n’avait pas de sens, à quel point je m’étais mise en danger, à quel point j’avais envie de voir mes enfants grandir et de profiter davantage de la vie.

Doucement, j’ai accepté et appris à m’écouter, à écouter mon corps sans culpabilité, sans répéter l’antienne familiale pour qui s’écouter c’était se plaindre, c’était un signe de faiblesse et une perte de temps… Je me suis autorisée à prendre du temps pour moi, à reconnaître que je portais des douleurs malgré une vie matériellement confortable.

L’après….

L’occasion de freiner, puis d’arrêter s’est finalement présentée… et je me suis décidée à donner à ma vie un nouvel élan.

J’ai alors commencé à faire de la sophrologie. Dès la  première séance, j’ai vécu une expérience incroyable. “Oh, mais c’est bizarre, je n’avais jamais réalisé que mes mâchoires étaient si serrées.” , “ Je ne comprends pas bien ce qui se passe, mais ça me fait énormément de bien.” J’avais trouvé la bonne technique…  pour moi !

J’ouvre ici une petite parenthèse : Oui la sophrologie est une méthode très efficace pour lutter contre le stress et le burn-out. Je vais évidemment en parler beaucoup car c’est aujourd’hui mon métier. Mais, ce sera peut-être un autre chemin, une autre solution pour vous et c’est très bien ! A mon sens, l’important c’est de comprendre notre mode de fonctionnement. Après, chacun doit trouver la méthode qui lui convient.

Pour moi, la sophrologie a été une vraie révélation, une bouée d’oxygène, quelque chose de très concret pour, à la fois, mieux me connaître et me guérir.

Voici en quelques lignes le parcours qui m’a amenée à devenir Sophrologue.

Entrepreneur dans l’âme, j’aime créer et développer mais désormais je connais mieux mes limites, je sais les identifier, les lire et les écouter. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir aider des personnes qui sont, ou se sentent, prisonnières de cette spirale.

Mon objectif est d’amener toutes ses personnes vers une meilleure connaissance de leur fonctionnement, de les aider à mettre en place quelques moments pour se ressourcer, de leur donner les outils pour qu’elles s’autorisent à appuyer sur le bouton Off quand cela est nécessaire… toutes ces connaissances indispensables pour ne pas s’écrouler et réagir avant de franchir cette ligne rouge car c’est par la connaissance de soi, de nos propres limites que chacun pourra trouver le bon équilibre.

J’espère que cette introduction n’aura pas été trop longue et qu’elle vous donnera l’envie de lire, de partager, de poser des questions, à travers ces articles et le forum de discussion. Dans tous les cas, n’hésitez pas à me contacter et pensez à respirer 🙂